L'Uruguay a envoyé le deuxième vol d'aide humanitaire au Venezuela après les tremblements de terre

Le deuxième vol transportant de l'aide humanitaire de l'Uruguay est parti pour le Venezuela

Le deuxième vol transportant au total 15 tonnes d'aide humanitaire à destination du Venezuela a décollé ce samedi du principal aéroport du pays, dans la banlieue de Montevideo, pour desservir la population touchée par le double tremblement de terre survenu dans ce pays le 24 juin.

La cargaison est composée notamment de fournitures sanitaires, de médicaments et de kits d'hygiène et a été organisée de manière interinstitutionnelle pour répondre aux besoins priorisés par le gouvernement vénézuélien pour la phase d'intervention d'urgence, selon un communiqué de la présidence uruguayenne.

« Ce qui est tenté dans l'aide humanitaire, c'est que l'aide fournie soit ajustée à la demande et non à l'offre », a déclaré le directeur du Système national d'urgence, Leandro Palomeque.

L'avion Hercules KC 130-H de l'Armée de l'Air qui devait voyager ce mardi n'a finalement pas décollé en raison d'un « changement de règles » de la part du pays des Caraïbes, comme l'a rapporté la veille la ministre uruguayenne de la Défense nationale, Sandra Lazo.

Ce problème a été résolu cette semaine après des dialogues entre les autorités des deux pays, menés du côté uruguayen par le ministre des Affaires étrangères, Mario Lubetkin.

« Je n'arrive pas sur un territoire sans problèmes. J'arrive sur un territoire qui présente tous les inconvénients après une catastrophe comme celle qui s'est produite. Dans ce cadre, les règles du jeu changent aussi », a expliqué Lazo lundi.

Le titulaire du portefeuille a ajouté : « Il y a un nouveau changement de règles et ce changement de règles concerne les coûts pour ceux qui arrivent à l’aéroport avec certaines fournitures. »

Une fois ce problème résolu, le vol est parti samedi matin.

Le bilan des morts du double tremblement de terre du 24 juin au Venezuela s'est élevé vendredi à 5.069, après avoir ajouté 139 nouveaux décès, a rapporté le président du Parlement, Jorge Rodríguez, qui a également précisé que le nombre de blessés reste à 16.740.

Le premier avion transportant de l'aide humanitaire en provenance d'Uruguay part pour le Venezuela

Le nombre de sans-abri reste à 17 907, indique le bilan diffusé sur le compte Telegram du frère du président en charge, Delcy Rodríguez.

Les autorités, selon le rapport de Rodríguez, ont aidé 128.324 familles touchées par les tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5, tandis que 21.235 personnes se trouvent dans 107 camps temporaires.

L'opération a été présentée par le gouvernement uruguayen comme un nouveau transfert de solidarité également destiné à la communauté vénézuélienne résidant dans le pays.

Le point central de l'annonce était la répétition du pont aérien dans un délai de dix jours. La phrase publiée soulignait qu'il s'agissait de la deuxième mission au cours de cette période et qu'elle était possible grâce à la capacité opérationnelle disponible.

La référence à la communauté vénézuélienne en Uruguay plaçait l'envoi à un double niveau : assistance au Venezuela et soutien politique et social du territoire uruguayen. Le message ne détaillait pas la cargaison, la destination spécifique ou les autorités en charge de l'opération.

Un avion militaire gris de type Lockheed C-130 sur une piste d'aéroport mouillée, avec plusieurs personnes sur le dos et des tours d'éclairage en arrière-plan

La formulation officielle insistait sur le fait que l'Hercules voyageait « à nouveau » vers le Venezuela. Ce mot marquait la continuité d'une action déjà menée quelques jours auparavant.

L'annonce fixe également le calendrier de l'opération : deux fois en dix jours. Cette précision était la seule donnée quantifiable du bureau.

L’explication de la viabilité du transfert se résume en une idée : l’Uruguay a pu le faire « parce qu’il en avait la capacité ». Le texte reçu ne complète pas cette phrase ni n’ajoute plus de détails sur les ressources, le volume de l’aide ou la coordination institutionnelle.

La mission a été présentée comme un message de solidarité de la part de l'Uruguay et de la communauté vénézuélienne d'ici. La seule donnée temporelle spécifique mentionnée était cette période de dix jours.