Plus de 20 000 Vénézuéliens sont rentrés dans leur pays à bord de vols de rapatriement au cours de l'année dernière

Au total, 20 200 citoyens vénézuéliens sont rentrés dans leur pays sur des vols organisés en provenance de différents pays, dans le cadre d'un programme de rapatriement qui a débuté en février 2025, selon les données officielles.

L'arrivée la plus récente correspond à un vol en provenance des États-Unis qui transportait 315 personnes — 262 hommes, 36 femmes, 14 garçons et trois filles — et qui a atterri à l'aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía. À leur arrivée, les passagers ont reçu des évaluations médicales et une orientation pour entrer dans le pays.

Le vol de ce mercredi, opéré par la compagnie américaine Eastern Airlines, a décollé de l'Arizona à destination du Venezuela. Selon les informations officielles, cet avion correspond au vol numéro 107 géré depuis la signature d'un accord migratoire entre Caracas et Washington début 2025.

Le ministère de la Communication du Venezuela a précisé que l'arrivée de ce groupe porte le nombre total de rapatriés à 20.200 personnes. Le lundi précédent, un autre vol en provenance des États-Unis avait ramené 174 Vénézuéliens vers le pays.

Outre les vols de rapatriement depuis les États-Unis, le programme couvre l'organisation des retours depuis d'autres pays de la région, notamment d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, où se concentre une partie importante de la diaspora vénézuélienne.

Un avion avec des migrants vénézuéliens

Parmi les passagers arrivés ce mercredi se trouvent des migrants qui ont rencontré des difficultés juridiques et administratives à l'étranger, ainsi que des personnes qui ont perdu leur protection contre l'immigration aux États-Unis en raison de récents changements dans la politique du statut de protection temporaire (TPS).

Une récente décision de justice a déterminé que l'annulation du TPS pour les citoyens vénézuéliens et haïtiens n'était pas conforme aux procédures légales, bien que la mesure soit toujours en vigueur après un arrêt de la Cour suprême des États-Unis.

Le TPS est un mécanisme qui accorde une protection temporaire contre l'expulsion et des permis de travail aux citoyens de pays touchés par des crises politiques ou des catastrophes, mais n'accorde pas la résidence permanente.

La décision de rapatrier les migrants vénézuéliens intervient dans un contexte régional marqué par la pression sur les systèmes d'immigration des pays d'accueil et par le durcissement des politiques d'immigration aux États-Unis.

De nombreux migrants vénézuéliens ont choisi de rentrer en raison de l’impossibilité de régulariser leur situation et de l’incertitude quant à leur permanence. Selon les témoignages recueillis à l'aéroport à leur arrivée, certains rapatriés ont exprimé leur désir de retrouver les membres de leur famille et de rechercher de nouvelles opportunités après des mois ou des années hors du pays.

Le chiffre a été mis à jour après

Le programme de rapatriement a été mis en œuvre en réponse à l'augmentation de la migration vénézuélienne au cours de la dernière décennie, motivée par la crise économique, l'instabilité politique et la détérioration des conditions de vie dans le pays. Des millions de Vénézuéliens ont émigré en quête de sécurité et d’emploi, principalement vers les pays voisins comme la Colombie, le Brésil, l’Équateur et le Pérou, ainsi que les États-Unis et l’Espagne.

L’arrivée de ces vols humanitaires a suscité des attentes parmi les familles et les communautés du Venezuela, qui attendent l’éventuelle inclusion d’un plus grand nombre de personnes dans les prochaines opérations. Selon les données officielles, le programme restera actif tant qu'il y aura des demandes de retour et des accords en vigueur avec les pays qui accueillent des citoyens vénézuéliens en situation de vulnérabilité.

Au niveau international, la question migratoire vénézuélienne continue de faire l’objet de débats dans les forums multilatéraux et dans l’agenda bilatéral entre le Venezuela et les États-Unis. Les autorités insistent sur le fait que le rapatriement volontaire est un moyen de garantir le retour sûr et ordonné de ceux qui décident de rentrer, tandis que les efforts diplomatiques se poursuivent pour régulariser la situation de ceux qui restent à l'étranger.