Près de 8 500 personnes vivent au Panama, parmi lesquelles des réfugiés et des demandeurs d'asile.

Environ 8 500 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs de cette condition, vivent au Panama, dont la grande majorité sont originaires de Colombie, de Cuba, du Salvador, du Nicaragua et du Venezuela.

Le Panama est historiquement un pays de transit et d'accueil, c'est pourquoi les autorités travaillent en permanence pour garantir que ceux qui demandent une protection reçoivent une réponse digne, juste et rapide.

« Ces personnes ne sont pas des chiffres ou des statistiques ; ce sont des êtres humains qui ont besoin de soutien », a déclaré Tania Lam, directrice de l'Office national d'aide aux réfugiés (Onpar).

Lam a appelé à agir avec empathie, à faciliter l'intégration sociale, à lutter contre la discrimination et à garantir l'efficacité des procédures de protection juridique.

Le statut de réfugié dans le pays est demandé via un portail du ministère du Gouvernement, où le demandeur doit dresser une liste des faits sur lesquels repose la crainte de persécution.

De nombreux migrants centraméricains entrent au Panama par le poste frontière de Guabito, dans la province de Bocas del Toro. (Courtoisie)

Par la suite, Onpar évalue si la demande semble répondre aux critères inclus dans la définition du réfugié contenue dans les lois en vigueur.

Si la demande est acceptée, le Service National de l'Immigration délivre à chaque membre du groupe familial demandeur un document d'identification provisoire pour une durée de six mois.

Le Bureau du Médiateur, pour sa part, prépare un rapport adressé aux autorités compétentes avec des recommandations visant à renforcer la protection des droits humains de la population migrante.

Cette semaine, les responsables de cette entité ont effectué une visite de suivi aux centres de détention administrative pour hommes et femmes du Service National de l'Immigration.

L'inspection visait à vérifier le respect des recommandations émises lors des visites précédentes et à évaluer les conditions matérielles, l'accès aux services de base, les activités pour les personnes détenues et le respect d'une procédure régulière.

L'Office National d'Aide aux Réfugiés (Onpar) réalise des formations constantes pour garantir le bien-être de cette population.

Ces actions visent à identifier et prévenir les situations d'éventuels actes de torture ou de mauvais traitements envers les migrants.

Le Bureau du Médiateur a indiqué qu'au cours de la journée, il y avait un soutien technique de la part d'officiers des droits de l'homme du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

En outre, un outil de suivi régional de la Fédération ibéro-américaine des médiateurs a été appliqué aux migrants détenus dans les deux centres.

Il y a un an, fin juin, 117,3 millions de personnes dans le monde avaient été déplacées à cause de persécutions, de conflits, de violations des droits de l'homme, de violences ou de graves troubles de l'ordre public, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Par rapport à 2024, ce chiffre représente une diminution de près de 5 %, soit 5,9 millions de personnes en moins.

Six personnes, dont une femme faisant la cuisine et des hommes et des enfants se reposant, sous un abri de fortune au toit de bâche. Il y a des sacs à dos et des sacs.

Ce changement, note le HCR, reflète la forte augmentation du nombre de retours de réfugiés et de personnes déplacées internes dans certaines des situations de déplacement les plus graves au monde, comme en Afghanistan, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Syrie.

Cependant, bon nombre de ces retours se sont produits dans des conditions défavorables et dans des zones qui restent peu sûres et avec peu ou pas d'accès aux services de base, ce qui suscite des inquiétudes quant à leur durabilité.

La majorité des personnes contraintes de fuir leur foyer, ajoute le HCR, ne traversent jamais de frontière internationale, mais restent plutôt déplacées à l'intérieur de leur propre pays.

L'organisation internationale révèle qu'à fin juin 2025, on estime qu'il y avait 67,8 millions de personnes déplacées internes à cause des conflits ou des violences dans le monde, soit 8% de moins qu'à fin 2024.

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