Le bilan le plus tragique de l'accident survenu à la discothèque Jet Set de Saint-Domingue, survenu peu avant 1 heure du matin le 8 avril 2025, a fait 236 morts et plus de 100 blessés.
L'effondrement du plafond, lors d'une représentation du merenguero Rubby Pérez, a laissé une marque indélébile sur la vie nocturne dominicaine et sur diverses familles du pays.
Un petit matin marqué par le désespoir
Le petit matin de l'accident a été marqué par des scènes d'incertitude et d'agitation autour de la Jet Set. Des centaines de membres de la famille et d'amis se sont rendus sur les lieux après avoir appris la nouvelle, désespérés d'obtenir des informations sur ceux qui avaient assisté au spectacle.
Les équipes de secours sont rapidement intervenues et ont commencé à fouiller les décombres, à secourir les personnes souffrant de blessures plus ou moins graves et à récupérer les corps sans vie.
Au fil des heures, l'angoisse des personnes présentes s'est accrue, surtout lorsque certains blessés sont décédés plus tard dans les centres de santé en raison de la gravité de leurs blessures.

Les autorités ont fourni des mises à jour progressives sur le nombre de victimes, tandis que le chagrin s'est répandu parmi ceux qui ont reçu la confirmation de la perte de leurs proches.
La présence de personnalités connues et d'employés locaux parmi les défunts a renforcé la dimension sociale de la catastrophe, qui a laissé des images de deuil et de solidarité dans toute la communauté.
Qu'est-ce qui a causé la tragédie de Jet Set
Une enquête menée par le parquet dominicain, avec le soutien de techniciens internationaux, a établi que la cause de l'effondrement était la surcharge structurelle du toit.
L'installation de gros équipements de climatisation et de réservoirs d'eau, sans études techniques préalables, a compromis la résistance de la dalle. Les experts ont identifié que les propriétaires ignoraient les avertissements concernant les glissements de terrain et omettaient l'entretien nécessaire. De plus, ils ont apporté des modifications structurelles importantes sans l’approbation d’un professionnel.
Compte tenu de ces constats, le parquet a inculpé Antonio et Maribel Espaillat, propriétaires de la discothèque, d'homicide involontaire et de négligence. Tous deux étaient en détention préventive depuis quelques jours et n'ont actuellement pas le droit de quitter le pays, tandis que la procédure judiciaire se poursuit pour déterminer s'ils seront traduits en justice.

L'accident de la Jet Set, l'un des lieux les plus emblématiques de la vie nocturne de Saint-Domingue, a choqué la société dominicaine en raison de l'ampleur de la tragédie et du profil des personnes touchées.
Poursuites, accords et attentes judiciaires
Depuis, les conséquences juridiques et civiles de l'accident ont occupé les tribunaux pendant un an. Les avocats des frères Espaillat ont assuré qu'environ 70 % des proches des défunts et des blessés ont accepté des accords d'indemnisation financière. Cependant, une partie considérable des personnes concernées ont décidé d'engager des poursuites civiles et pénales.
La législation actuelle en République Dominicaine prévoit que la peine maximale pour ce type de délit est de deux ans de prison, un fait qui a suscité des critiques et un malaise parmi les membres des familles, qui considèrent cette peine insuffisante par rapport au préjudice subi. En parallèle, les poursuites civiles peuvent déboucher sur des indemnisations d’un million de dollars pour ceux qui n’ont pas conclu d’accords extrajudiciaires.

Le procès préliminaire contre les accusés se poursuivra le 20 avril. Le juge a accordé à la défense trente jours supplémentaires pour présenter sa propre expertise sur l'effondrement. Pendant ce temps, les frères Espaillat, également connus pour leur activité dans les médias radiophoniques et le secteur gastronomique, font face à la pression sociale et juridique de l'affaire.