Saint-Domingue et San Salvador mènent l'approbation citoyenne des maires des capitales d'Amérique latine en août 2026

Pour le deuxième mois consécutif, la dominicaine Carolina Mejía est en tête du classement des maires des capitales les mieux notées d'Amérique latine, avec une approbation de 57,5% en août 2026, selon la mesure mensuelle de la société de conseil CBGlobalData sur 18 capitales de la région.

La mesure le place au premier rang de la région pour le deuxième mois consécutif et lui donne un avantage de 6,4 points de pourcentage sur le deuxième, le Salvadorien Mario Durán. Elle est la seule maire du continent à avoir une image positive de plus de 55%, selon cette enquête.

Le mois de Mejía : Jeux et candidature présidentielle

Le résultat arrive dans un mois d'août avec une grande visibilité pour le maire. Les Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes Saint-Domingue 2026, qu’elle a elle-même décrit comme « une bénédiction pour la capitale », lui ont offert une plateforme de projection nationale et internationale.

En présidant les événements du 528ème anniversaire de la ville, il a souligné que la couverture de la réglementation urbanistique est passée de moins de 40% à près de 80% du territoire réglementé sous son administration.

La hausse des sondages coïncide également avec son positionnement comme candidate à la présidentielle de 2028. La maire a indiqué que le Parti réformateur social-chrétien (PRM) « reste cohérent » face à ce processus.

Le maire de San Salvador Centro, Mario Durán, promeut le plus grand mariage collectif de l'histoire du pays (Photo fournie par Alcaldía San Salvador Centro).

Durán brigue un troisième mandat avec des signes d'usure

Le maire de San Salvador, Mario Durán, conserve la deuxième place, mais avec une baisse de 0,7 point par rapport à juillet. L'écart entre son image positive (51,1%) et son image négative (44,3%) s'est réduit à 6,8 points, le plus serré depuis qu'il occupe ce poste.

Cette chute intervient au moment où Durán officialisait sa candidature pour un troisième mandat consécutif de maire de la capitale, dans le cadre des élections internes de Nuevas Ideas organisées en juillet.

Mayer Mizrachi, maire de Panama City, est celui qui a le plus chuté parmi les cinq premiers : il a perdu 2,5 points en un mois et se retrouve avec une marge positive de seulement 2,3 points (48,2% contre 45,9%). Il s'agit de la plus forte baisse du groupe.

La baisse intervient au milieu d’un mois d’août mouvementé. Le maire a dû défendre publiquement sa police municipale après une bagarre entre des agents et un ancien fonctionnaire qui s'est soldée par l'hospitalisation de ce dernier dans un état critique.

Quelques semaines auparavant, en juillet, sa décision d'installer des trackers AirTags dans les expéditions d'aide humanitaire envoyées au Venezuela, pour « faire preuve de transparence envers les donateurs », comme il l'a expliqué à NTN24a suscité une réaction de la part du gouvernement vénézuélien.

En juin, Mizrachi a atteint 52,5 % d’approbation et occupait la deuxième place du classement. La baisse cumulée en deux mois dépasse les quatre points.

Tina est l'animal de compagnie du maire du Panama, Mayer Mizrachi. (Instagram/tinaquera)

La donnée la plus marquante du mois d'août est le bond du maire de Bogotá, Carlos Fernando Galán : il a augmenté de 3,7 points de pourcentage par rapport à juillet, la plus grande progression mensuelle parmi les cinq premiers. Ce faisant, il passe de la sixième à la troisième place au classement régional.

Cette hausse inverse une tendance antérieure. En juin, Galán avait une image négative de 52,6%, la majorité ayant des notes « très mauvaises ». En juillet, le taux d'approbation s'est élevé à 45,3%. En août, il a atteint 49,0%, à seulement 1,2 point de son image négative : l'écart le plus étroit parmi les cinq premiers du classement.

Le maire de Lima, Renzo Reggiardo, ferme le top cinq avec la marge la plus étroite de toutes : 0,6 point entre son image positive (47,1%) et son image négative (46,5%).

La mesure le place dans une position statistiquement volatile, où toute variation mineure peut le faire sortir du top cinq.

Le mois d'août n'a pas été un mois facile pour Reggiardo. Les pluies intenses du 16 août ont touché 56 personnes à Villa El Salvador, et le maire a reconnu sur place que Lima « n'est pas préparée » à ce type d'urgence.

Il a également dû aligner son discours sur celui du gouvernement national : après les déclarations de la présidente Keiko Fujimori appelant à la patience face à l'insécurité, Reggiardo a soutenu cette position et a déclaré que « personne ne peut penser que la présidence doive apporter des résultats immédiats ».

L'avancée de 2,3 points par rapport à juillet, la deuxième plus importante du top cinq, suggère que les citoyens de Lima apprécient l'activité du maire, même si la marge reste étroite.