Le ministère vénézuélien de la Santé a signalé le décès de trois personnes dues à l'hantavirus dans le nord-est du pays et de deux autres dans l'ouest, dont les diagnostics sont encore en attente de confirmation. Cette annonce a été faite après la diffusion d’informations faisant état de décès survenus dans des circonstances sanitaires inexpliquées.
« Nous signalons le décès malheureux de trois patients à Anzoátegui (nord-est) avec un diagnostic confirmé d'hantavirus », a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur Instagram, où il a également exclu « un risque généralisé pour la communauté ».
Les derniers cas d'hantavirus au Venezuela ont été signalés à Portuguesa (centre) en 2025 et dans le Delta Amacuro (nord-est) en 2024, selon un rapport officiel publié en mai.
Le ministère a expliqué que « ce virus est transmis par les rongeurs dans les zones rurales et agricoles, principalement par l'inhalation de particules d'urine, d'excréments ou de salive dans des espaces clos. Il n'existe aucune preuve scientifique de transmission de personne à personne dans notre pays ».

Le décès de deux professionnels de santé à Barinas (ouest) pour des causes « qui restent à confirmer » a également été signalé.
Les autorités ont exclu l'existence d'un lien entre ces événements et ont indiqué que les résultats définitifs de l'enquête à Barinas seraient communiqués « en temps opportun ».
Selon le communiqué, « les deux cas répondent à des situations isolées qui ne sont pas liées entre elles et ne représentent pas non plus un risque généralisé pour la communauté ».
La publication du ministère intervient après la diffusion de versions sur les réseaux sociaux et les médias locaux faisant état de prétendues alertes sanitaires liées à ces décès.
En mai dernier, à la suite d’une épidémie d’hantavirus sur un bateau de croisière néerlandais, l’Organisation mondiale de la santé notait que ce virus « se transmet uniquement par contact très étroit, pouvant inclure l’exposition à la salive ou aux sécrétions respiratoires lorsqu’une personne infectée éternue, tousse ou crache à proximité d’une autre ».
Dans un autre ordre d'idées, le bilan du double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 qui a secoué la partie nord du Venezuela il y a près d'un mois s'élève à 5.346, après l'ajout de 68 décès signalés mardi par le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodríguez. Le nombre de blessés reste à 16.740 et 17.907 personnes sont sans abri, selon le bilan publié par le chef du Parlement.
Actuellement, 23 122 personnes se trouvent toujours dans 107 camps de transition et 128 324 familles ont reçu des soins de la part des autorités. La catastrophe a touché 856 bâtiments et 190 se sont effondrés. Depuis le double séisme du 24 juin, 1 405 répliques ont été enregistrées.
Lundi, le gouvernement a livré les premières maisons à plus de 240 familles touchées, dans le cadre d'un acte dirigé par la présidente en charge, Delcy Rodríguez.
Par ailleurs, les autorités ont appelé mardi les proches des victimes à effectuer volontairement des prélèvements d'ADN pour identifier les défunts, notamment dans les morgues de La Guaira et Bello Monte, à Caracas, selon un communiqué du Service national de médecine et des sciences médico-légales et du ministère de l'Intérieur.
Le gouvernement chaviste a souligné que l’objectif est de « parvenir à l’identification des victimes grâce à des comparaisons scientifiques des profils génétiques et d’apporter certitude et paix aux familles ». Les gens doivent se rendre au siège du Senamecf à Bello Monte, Caracas, entre lundi et samedi, de 8h30 à 18h00. heure locale, pour effectuer les tests ADN, comme le rapportent le Senamecf et le ministère de l'Intérieur.