La Concertation démocratique nicaraguayenne (CDN) a demandé à la dictature de Daniel Ortega et Rosario Murillo d'adopter des réformes immédiates pour éviter de nouvelles sanctions commerciales de la part des États-Unis et une éventuelle exclusion de l'Accord de libre-échange avec l'Amérique centrale et la République dominicaine (DR-CAFTA).
Depuis l'exil, l'alliance a exigé la restitution des droits, le rétablissement des organisations civiles, la liberté des médias indépendants et la libération des personnes emprisonnées pour des raisons politiques.
Le CDN a insisté sur le fait que la dictature doit accepter un contrôle international des garanties civiles et du travail et garantir l’indépendance judiciaire.
En outre, il a imputé au régime la détérioration des institutions et la répression systématique dans le pays. L'organisation a averti que ces mesures permettraient de réduire le risque de sanctions et de permettre une transition pacifique grâce à d'authentiques réformes et à des élections véritablement libres.

Les États-Unis analysent la possibilité d'augmenter les droits de douane jusqu'à 100 % sur les produits nicaraguayens, ainsi que l'exclusion du pays du DR-CAFTA, après que le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) ait conclu que les politiques mises en œuvre par la dictature en matière de droits de l'homme et de travail affectent le commerce américain et restreignent les libertés essentielles à la coexistence démocratique.
L’USTR a qualifié les pratiques du régime d’Ortega et Murillo de « déraisonnables », raison pour laquelle il met en garde contre de futures mesures commerciales.
Le rapport de l'USTR dénonce les confiscations illégales, les persécutions religieuses et la fermeture des établissements d'enseignement comme arguments centraux en faveur d'une éventuelle suspension ou élimination des avantages commerciaux du DR-CAFTA.
À son tour, le CDN a déclaré que la crise résulte d'années de corruption et d'abus de pouvoir sous le contrôle de la dictature d'Ortega et Murillo.
Selon Le New York Timesl'arrestation d'opposants sans enregistrement formel ni information sur leur sort est courante. Il existe près de 36 cas documentés dans lesquels les autorités ont nié les données sur les détenus, et sur les 73 prisonniers politiques officiellement reconnus, près de la moitié n'apparaissent pas dans les casiers judiciaires.

Les familles ignorent souvent les accusations portées contre leurs proches. Les visites infructueuses des prisons et des commissariats de police, combinées aux menaces d’arrestation ou de confiscation de biens, alimentent l’incertitude et la peur.
L’impact de ces disparitions touche les dirigeants communautaires, les enseignants, les journalistes, les pasteurs, les autochtones, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques.
Les exigences envers le régime s’intensifient alors qu’un climat d’instabilité institutionnelle et sociale persiste. L’attention régionale et mondiale reste concentrée sur le développement d’événements locaux.