Le dictateur du Venezuela, Nicolás Maduro, a dénoncé mardi la propagation de « fausses nouvelles » sur le Venezuela aux États-Unis, lors de l'inauguration de l'École internationale de leadership des femmes, organisée dans l'État d'Aragua. Il a également profité de l'événement pour danser à nouveau au rythme de « No crazy war », la chanson devenue populaire auprès du régime et de ses partisans ces dernières semaines.
Dans son discours, il a critiqué la couverture médiatique américaine et a souligné l’importance de « lutter contre la désinformation » en utilisant les réseaux sociaux et diverses langues, dont le Wayúu, pour briser ce qu’il a décrit comme un veto et une censure de la vérité sur son pays.
Le dictateur a souligné que « tout ce qu’ils disent est un mensonge » quant à l’image projetée à l’étranger et a particulièrement appelé les femmes vénézuéliennes à diriger ces efforts de communication.
Lors de cet événement, elle a réaffirmé le rôle fondamental des femmes dans la société vénézuélienne et les a placées au premier plan de sa vision politique pour l’année 2026, qu’elle a qualifiée de « l’année du défi admirable ».
Dans le contexte international, Maduro a réitéré les tensions soutenues entre Caracas et Washington. Actuellement, le gouvernement américain maintient un déploiement aéronaval dans les Caraïbes, près des eaux vénézuéliennes, affirmant qu'il cherche à lutter contre le trafic de drogue lié à ce pays sud-américain.
Caracas, pour sa part, interprète ces actions comme des menaces et comme une tentative d'intervention. À cela s’ajoutent des incidents récents, tels que l’annonce par les États-Unis du blocus des pétroliers sanctionnés et de la confiscation des navires chargés de pétrole brut vénézuélien.
À cela s’ajoute que, selon certaines informations, la Central Intelligence Agency (CIA) aurait mené une attaque avec des drones contre une installation portuaire au Venezuela, un fait sur lequel le régime vénézuélien n’a pas publié de déclaration officielle.

Dans ses déclarations, Maduro a évoqué les actions des Forces armées nationales bolivariennes (FANB), assurant avoir abattu neuf avions prétendument liés au trafic de drogue dans l'État d'Amazonas. Il a souligné que la FANB, conjointement avec l'autonomisation des femmes, assure la protection du pays.
La réunion d'Aragua a mis en lumière la question du leadership et de la mobilisation des femmes, en plaçant les femmes comme protagonistes du scénario politique et social vénézuélien. Maduro a encouragé leur participation non seulement à la vie publique, mais aussi à la protection de la nation.
L'un des moments de l'événement a été celui où le dictateur a dansé avec son épouse, Cilia Flores, et les participants, au rythme de la chanson « No a la guerra loca » (« Pas de guerre folle »).