Marco Rubio reçoit à Washington le président élu du Honduras Nasry « Tito » Asfura

Marco Rubio, secrétaire d'État des États-Unis, tiendra une réunion officielle ce lundi à Washington avec Nasry « Tito » Asfura, président élu du Honduras.

La rencontre, confirmée par le Département d'État, fait partie de l'agenda du président élu du Honduras, qui prévoit également des rencontres avec des dirigeants de la Banque interaméricaine de développement (BID) et de hauts responsables américains, après sa récente déclaration officielle en tant que président élu et au milieu d'une situation de haute tension institutionnelle dans son pays.

La réunion aura lieu au siège du Département d'État à 16h00. Heure locale (21h00 GMT) et verra la participation de Christopher Landau, secrétaire d'État adjoint.

Asfura est arrivé dans la capitale américaine accompagné de plusieurs collaborateurs, dont l'ancienne ministre des Affaires étrangères Mireya Agüero, pour entamer une série de réunions axées sur le renforcement des relations bilatérales.

Le président élu du Honduras,

L'agenda de Rubio et Asfura comprend l'analyse de la coopération en matière de sécurité, les questions d'immigration et la révision des tarifs commerciaux entre les deux pays. Les États-Unis restent le principal partenaire commercial du Honduras, où résident environ deux millions de Honduriens, tant en situation régulière qu'irrégulière.

Asfura devrait également rencontrer les autorités gouvernementales américaines et les directeurs de la BID. Des sources proches du président élu ont indiqué que le renforcement économique et l'amélioration de la coopération bilatérale occupent une place centrale dans les discussions.

Le voyage d'Asfura aux États-Unis a lieu après sa proclamation président élu du Honduras par le Conseil national électoral le 24 décembre. Il a été élu après les élections générales du 30 novembre, marquées par des contestations du décompte et des demandes de recomptage « vote par vote », promues par le président du Parlement, Luis Redondo, et soutenues par la présidente sortante, Xiomara Castro.

Le rendez-vous aura lieu à

Peu de temps après l'officialisation des résultats, Rubio a félicité Asfura par téléphone, soulignant la pertinence de la collaboration en matière de sécurité et de liens économiques entre les deux nations. Asfura assumera la présidence le 27 janvier et succédera à Castro, la première femme à occuper l'exécutif au Honduras.

La confirmation de la victoire d'Asfura intervient dans un environnement politique tendu, avec des conflits institutionnels et des défis à l'autonomie des organes électoraux internes. Le Conseil national électoral a reçu des directives qui, selon sa présidente, Ana Paola Hall, mettent en danger son autonomie, surtout après l'approbation parlementaire d'un nouveau recomptage « vote par vote ».

Hall a reconnu le travail des Forces armées dans la garde du matériel électoral et a défendu que celui-ci reste sous la juridiction du Conseil national électoral, avertissant qu'il ne devrait pas être violé ou pris par la force. Il a souligné la nécessité de défendre l'alternance démocratique et la légalité du vote.

« Aujourd'hui, l'institutionnalité est la dernière barrière pour défendre notre démocratie ; c'est pourquoi, même si nous continuons à faire face aux assauts violents, sans limite ni trêve de la part du parti au pouvoir, je réitère au peuple hondurien : nous resterons fermes ! », a-t-il déclaré.

Le président du Conseil

« J'ai confiance que toutes les institutions défendront dignement notre autonomie et la légalité de nos actions », a-t-il ajouté.

La Cour de justice électorale doit présenter son rapport sur les dossiers contestés avant le 20 janvier. Hall a par ailleurs mis l'accent sur la préservation de l'autonomie institutionnelle face aux tentatives de certains secteurs d'usurper les pouvoirs et d'ignorer le mandat constitutionnel.

Malgré les pressions politiques internes, les autorités électorales réaffirment leur engagement en faveur de la stabilité démocratique et de la défense du résultat électoral face à une crise prolongée. Dans ce contexte, la détermination institutionnelle demeure une garantie face à un scénario politique complexe.