La diminution progressive des dépenses publiques d'éducation au Costa Rica a généré une situation critique qui, selon le Bureau du Médiateur, compromet la qualité et l'équité du système public, mettant en péril la garantie du droit à l'éducation.
L'enquête la plus récente de l'organisme de défense prévient que la diminution du budget touche particulièrement les institutions rurales, à maître unique et indigènes, où les différences de ressources disponibles peuvent être jusqu'à cinq fois moindres par rapport aux centres situés dans les zones urbaines.
Selon l'Ombudsman, entre 2019 et 2025, le budget éducatif est passé de 7,8% à 5,5% du produit intérieur brut, s'éloignant du plancher constitutionnel de 8% et révélant le non-respect des obligations en matière de droits sociaux.
L'institution soutient que cette réduction impacte directement les infrastructures scolaires, la nourriture pour les élèves et l'embauche de personnel de soutien, éléments qui influencent la capacité des écoles à offrir des environnements d'apprentissage adéquats.

L'analyse publiée jeudi souligne que les conseils scolaires des régions les moins favorisées ont vu restreinte leur capacité à garantir des conditions sûres et adéquates à la population étudiante.
En fonctionnant avec des budgets jusqu'à cinq fois inférieurs, ces conseils rencontrent des difficultés pour exécuter les programmes sociaux, entretenir les installations et acquérir le matériel essentiel.
Cet écart creuse l'écart entre les centres qui peuvent générer leurs propres revenus et ceux qui sont soutenus uniquement par des transferts de l'État, ce qui, selon le Bureau du Médiateur, constitue un facteur d'inégalité supplémentaire.
La recherche attribue un rôle central à « la complexité administrative et aux faibles capacités techniques dans la gestion éducative locale ». Cette combinaison génère des retards dans l'exécution des fonds, un manque de transparence et des lacunes en matière de responsabilité, affaiblissant la confiance de la communauté et rendant difficile l'adoption de solutions efficaces pour l'entretien des écoles ou la continuité des programmes de soutien.

Du point de vue des droits de l'homme, le Bureau du Médiateur considère que le système de financement actuel perpétue une discrimination structurelle, affectant particulièrement les zones les plus pauvres et les étudiants handicapés, qui sont confrontés à de plus grandes barrières d'accès.
Entre 2015 et 2025, le pays a enregistré une perte cumulée allant jusqu'à 24 points en mathématiques et 28 points en lecture aux tests PISA, un résultat qui, selon le Bureau du Médiateur, reflète le lien direct entre les coupes budgétaires et la détérioration des apprentissages fondamentaux.
Cette baisse des indicateurs internationaux renforce les inquiétudes quant à la capacité du système à inverser la crise et à garantir une éducation de qualité à l'ensemble de la population.

Face au scénario décrit, le Bureau du Médiateur a recommandé une réforme structurelle du financement de l'éducation, qui garantit un budget stable, équitable et progressif, avec une priorité pour les centres situés dans les zones les plus défavorisées. La proposition comprend également le renforcement de la supervision du ministère de l'Éducation publique (MEP) sur les commissions scolaires et la mise en place de mécanismes permanents d'assistance technique et d'audits axés sur le territoire et les droits de l'homme.
L’organisation de défense conclut qu’il est essentiel de donner la priorité à l’éducation publique dans l’agenda national, non seulement en tant que service, mais aussi en tant que base de la cohésion sociale, de l’égalité et de la validité de la démocratie. Chaque réduction budgétaire représente, pour le Bureau du Médiateur, un revers concret dans la vie et l'avenir de milliers d'étudiants costaricains.