Parmi ces cas, 11 personnes sont portées disparues, sans que leurs proches aient des informations sur leur sort ou leur statut, comme le rapporte le Mécanisme de reconnaissance des prisonniers politiques.
Le rapport souligne que 14 des détenus sont des personnes âgées, ce qui aggrave les inquiétudes concernant leur santé et leurs conditions de détention.
Plaintes pour disparition forcée et revendications auprès des autorités
Le rapport affirme que les proches des 11 personnes disparues vivent dans une incertitude totale et exigent de l'État une preuve de vie, des soins médicaux urgents et la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques.
L'ancien député Rivera, 73 ans, représentait le parti indigène Yatama et était un allié, dans le passé, du sandinisme au Parlement.

Les organisations internationales et les ambassades étrangères ont sévèrement critiqué les disparitions forcées et l'emprisonnement de personnes âgées sous le régime nicaraguayen.
En mars, la représentation diplomatique des États-Unis au Nicaragua a qualifié de « cruauté » l'attitude du régime envers les dissidents, faisant allusion au cas de l'ancien représentant indigène et à la situation des personnes âgées et malades en détention.
Le Mécanisme de reconnaissance des prisonniers politiques a signalé trois nouvelles arrestations et deux libérations au cours du mois dernier. L'organisation affirme que la continuité des détentions arbitraires pour des raisons politiques persiste.
Détails sur la liste des détenus et contexte politique
L'ancien commandant de la révolution sandiniste Bayardo Arce ne figure pas sur la liste actuelle, même si Henry Ruiz, un autre leader historique, reste assigné à résidence avec des accusations de trahison de la part du régime.

Arce, ancien conseiller économique du gouvernement, a été condamné fin janvier pour avoir prétendument fraudé l'État nicaraguayen de près de 5 milliards de dollars, selon le bureau du procureur général.
Le nombre de personnes privées de liberté pour des raisons politiques comprend 10 personnes détenues avant la crise de 2018. Selon le Mécanisme, au cours des huit dernières années, 1 491 arrestations pour des raisons politiques ont eu lieu au Nicaragua. La majorité des personnes privées de liberté sont actuellement des hommes, ce qui reflète le profil des persécutions dans le pays.
Depuis avril 2018, le Nicaragua traverse une crise institutionnelle qui s’est aggravée après les élections de novembre 2021. Lors de ces élections, Daniel Ortega a été réélu pour son cinquième mandat présidentiel, le quatrième consécutif, consolidant ainsi le contrôle de son gouvernement aux côtés de Rosario Murillo. Le contexte politique et social reste marqué par la répression, le manque de transparence et les plaintes constantes pour violations des droits de l'homme.