Au milieu des plaintes qui se répandent sur les réseaux sociaux concernant des militaires présumés qui volaient dans les zones touchées par les tremblements de terre au Venezuela, la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM) a publié un message sur ses comptes avertissant que tout citoyen qui commettrait ce type de méfaits encourrait des peines de prison.
« Profiter d'un drame pour voler, piller ou détourner des aides n'est pas une opportunité, c'est un délit », écrit la DGCIM, qui se réfère au paragraphe 2 de l'article 455 du Code pénal, qui institue de quatre à huit ans de prison quiconque, pour commettre un vol, utilise « les facilités offertes par quelque désastre, calamité, trouble public ou malheur particulier » de la victime.
L'organisation souligne que « le vol de l'aide humanitaire a des conséquences » et précise : « Officiels ou civils. Personne n'est au-dessus des lois. Quiconque vole, pille, détourne de la nourriture, des médicaments, des fournitures ou toute aide prévue, fera l'objet d'une enquête et sera porté à la connaissance des autorités compétentes ».
« Où est la FANB (Force Armée Nationale Bolivarienne) ? Avec cette question commence une publication du ministère de la Défense qui tente de répondre aux sévères critiques que reçoit actuellement l'armée vénézuélienne pour sa participation aux efforts de sauvetage après les tremblements de terre du 24 juin, qui ont fait jusqu'à présent plus de 1 900 morts.
Avec une série de vidéos montrant des militaires en uniforme actifs sur le terrain, le bureau militaire affirme qu'ils « sauvent des vies, enlèvent les débris, transportent des blessés, assistent les urgences, transportent des fournitures médicales, protègent les familles, sont déployés dans les zones touchées », et concluent en disant : « Venezuela, nous y sommes ».

En soutien à ses subordonnés, le chef de l'Intérieur, Diosdado Cabello, diffuse sur ses réseaux des messages visant à démanteler les « fausses matrices », soulignant les efforts des responsables policiers et militaires pour aider les citoyens.
« Ne soyez pas victime de Fausses nouvelles« Le gouvernement bolivarien n'a pas cessé de veiller au bien-être du peuple », lit-on dans une publication partagée par Cabello, qui a également eu son moment « viral » pour une vidéo qui le montrait apparemment en train de se disputer avec un secouriste américain, un fait qui a soulevé une telle tempête sur les réseaux qu'il a justifié une clarification de la part du Département d'État lui-même.