Le Costa Rica a enregistré 1 083 nouveaux diagnostics de VIH en 2025, un chiffre qui maintient l'attention des autorités sanitaires sur l'importance de renforcer les stratégies de prévention, d'élargir l'accès aux tests de dépistage et de promouvoir un diagnostic rapide pour réduire l'impact de la maladie.
Les données, publiées par la Direction de Surveillance Sanitaire du Ministère de la Santé, montrent que l'épidémie continue de toucher principalement la population masculine et les jeunes en âge économiquement actif.
Sur le total des nouveaux cas enregistrés l'année précédente, 891 correspondaient à des hommes et 192 à des femmes, ce qui reflète une différence marquée selon le sexe dans l'incidence de l'infection. De plus, le groupe d'âge avec le plus grand nombre de diagnostics était celui des personnes âgées de 25 à 29 ans, suivi par celles entre 30 et 34 ans et, plus tard, par le segment des 20 à 24 ans.
Face à ce panorama, le Ministère de la Santé a réitéré l'appel à la population à se soumettre périodiquement au dépistage du VIH, rappelant que la connaissance du statut sérologique permet un traitement précoce, améliorant la qualité de vie des personnes diagnostiquées et réduisant le risque de transmission du virus.
Ces actions font également partie du Plan stratégique national de lutte contre le VIH et le sida 2024-2027, qui vise à renforcer la prévention, à élargir la couverture des tests de diagnostic et à garantir une prise en charge complète des personnes vivant avec le virus.

Dans le cadre de ces efforts, la Caisse costaricienne de sécurité sociale (CCSS) a indiqué qu'au cours de l'année 2025, elle a effectué 152 820 tests de dépistage du VIH dans le réseau des services de santé institutionnels. Ce chiffre reflète la large disponibilité du test dans le système public et l'intérêt des autorités à encourager la population à passer le test au moins une fois par an, en particulier celles qui présentent des facteurs de risque ou maintiennent une vie sexuelle active.
Le ministère de la Santé a souligné que la détection précoce constitue l'un des piliers les plus importants de la réponse au VIH, car elle permet un accès rapide aux traitements antirétroviraux, qui réduisent considérablement la charge virale et contribuent à éviter de nouvelles infections.
Parallèlement, les autorités promeuvent également le recours aux autotests comme outil complémentaire pour faciliter l’accès au dépistage. Entre 2024 et le 4 juin 2026, 2 442 autotests VIH ont été réalisés à travers différentes activités communautaires menées dans le pays.
Sur ce total, 79 personnes ont obtenu un résultat réactif. Cependant, le ministère a rappelé que ce type de test a un caractère indicatif et ne constitue pas un diagnostic définitif, c'est pourquoi toutes les personnes ayant des résultats réactifs ont été orientées vers les services de santé du CCSS pour effectuer des tests de confirmation et commencer le processus de soins correspondant.

Les autorités sanitaires ont insisté sur le fait que l'accès au test doit être accordé dans des conditions de confidentialité, de respect et sans aucune forme de stigmatisation. De même, ils ont souligné qu'un diagnostic rapide profite non seulement à ceux qui connaissent leur état de santé, mais représente également une mesure efficace pour réduire la transmission du virus et renforcer la réponse de santé publique.
Le ministère a également rappelé que les personnes intéressées à réaliser un autotest peuvent s'adresser aux organismes agréés par le Conseil national pour la prise en charge intégrale du VIH et du SIDA (CONASIDA), où elles reçoivent également des conseils avant, pendant et après le processus.