Le ministère de la Santé du Costa Rica a émis un nouvel avertissement sanitaire après avoir détecté la promotion et la commercialisation de produits contenant ou prétendant contenir du sémaglutide, du tirzépatide et d'autres peptides destinés à la perte de poids, à l'augmentation de la masse musculaire, à l'anti-âge et à la récupération sportive, malgré le fait qu'ils ne disposent pas d'un enregistrement sanitaire en cours dans le pays.
L'alerte correspond à une mise à jour de suivi de l'avertissement sanitaire n° 11-2026 et survient après que les autorités ont identifié de nouveaux produits dont l'origine, la composition et les conditions de fabrication ne peuvent être vérifiées.
Parmi les découvertes les plus récentes figurent des flacons portant la marque « Exogenics », qui prétendent contenir du sémaglutide et du tirzépatide.
Les produits ont été localisés lors d'une inspection sanitaire effectuée par le ministère, qui a ensuite vérifié qu'ils ne disposaient pas d'un enregistrement sanitaire en vigueur au Costa Rica et que leur origine était inconnue.
Pour cette raison, Salud a indiqué qu'ils ne sont pas autorisés à être commercialisés, distribués ou utilisés sur le territoire national.
L'inquiétude des autorités se porte surtout sur le fait qu'il s'agit de produits injectables, car toute déficience lors de leur fabrication, manipulation, stockage ou transport peut augmenter les risques pour les personnes qui les utilisent.
Le ministère a prévenu qu'en l'absence de processus d'enregistrement sanitaire, il n'y a aucune garantie sur la composition réelle du produit ni sur la concentration du principe actif contenu dans chaque flacon.
Il ne peut pas non plus être vérifié si les produits ont été fabriqués dans des conditions de contrôle de qualité adéquates ou s'ils satisfont aux exigences de stérilité nécessaires aux substances administrées par injection.
Parmi les risques indiqués figurent les effets indésirables graves, la contamination microbiologique ou chimique, la présence de substances non déclarées, de produits contrefaits ou frelatés et le manque d'efficacité thérapeutique.
Les autorités sanitaires ont également averti que l'utilisation de ces produits peut retarder un traitement adéquat en créant la fausse impression que la personne reçoit un médicament légitime.
« Etant donné que ce produit n'a pas été évalué par le ministère de la Santé pour démontrer sa qualité, sa sécurité et son efficacité, son utilisation peut présenter des risques sanitaires importants », note l'institution.
Les vérifications ne permettent pas non plus de déterminer les conditions dans lesquelles les produits ont été stockés ou transportés avant d'atteindre le consommateur.
Ce point est particulièrement pertinent pour les médicaments qui nécessitent des conditions de conservation spécifiques pour conserver leur stabilité.

Compte tenu de l'augmentation de l'offre de ce type de substances, le Ministère a demandé à la population de toujours vérifier que les médicaments disposent d'un enregistrement sanitaire en vigueur au Costa Rica.
L'établissement recommande de n'utiliser les médicaments sur ordonnance qu'après une évaluation médicale et sous un suivi professionnel.
En outre, il a appelé à les acheter uniquement dans des établissements agréés.
« Ne les achetez pas via les réseaux sociaux, la messagerie ou les sites Web non autorisés », a indiqué Salud parmi ses principales recommandations.
Il a également demandé d'éviter tout produit dont l'origine ne peut être vérifiée ou qui n'identifie pas clairement des éléments tels que le fabricant, le lot et les conditions de stockage.
Les autorités ont également exhorté la population à se méfier des offres promettant des résultats rapides ou garantis sans évaluation médicale préalable.
L'avertissement mentionne également d'autres principes actifs et peptides, dont le liraglutide, et précise que la recommandation s'étend à tout produit similaire vendu hors circuits autorisés.

Le ministère a également adressé des recommandations spécifiques aux professionnels de la santé et leur a demandé de vérifier l'état de santé de tout produit avant de l'acheter, de le prescrire ou de l'administrer.
L'un des points forts est l'utilisation de ce que l'on appelle les certificats d'analyse ou COA.
L'autorité sanitaire a souligné que ces documents ne doivent pas être utilisés comme seule preuve de qualité, d'authenticité ou d'origine.
« La présentation d'un COA, même lorsqu'il provient apparemment d'un laboratoire ou d'un site fiable, ne remplace pas le carnet de santé et ne garantit pas en soi la légitimité du produit », a-t-il indiqué.
La Santé a également exhorté les professionnels à prendre d'extrêmes précautions lorsqu'ils reçoivent des offres de peptides ou de produits injectables de la part de personnes, d'entreprises ou de sites ne faisant pas partie de la chaîne pharmaceutique autorisée.
L'institution a averti que l'acquisition, la prescription ou l'administration de médicaments dont l'état de santé ne peut être vérifié peuvent mettre les patients en danger et générer d'éventuelles responsabilités ou sanctions pour le professionnel.
Le Ministère a demandé à la population de signaler tout produit suspect ou ne disposant pas de carnet de santé.
Lorsque cela est possible, il est recommandé d'accompagner la réclamation de photographies, numéro de lot, preuve d'achat, lien ou capture d'écran de la publication et données permettant d'identifier le fournisseur.
Les plaintes seront traitées de manière confidentielle et pourront être envoyées à l'adresse électronique drpirs.atencioncliente@misalud.go.cr ou présentées au secteur de santé correspondant.
Le ministère a assuré qu'il poursuivrait les actions de réglementation, de surveillance et de contrôle visant à empêcher la commercialisation de produits non conformes aux réglementations sanitaires.