Les États-Unis prolongent un décret d’urgence qui considère le Venezuela comme « une menace »

Le président américain, Joe Biden, a prolongé d’un an l’état d' »urgence nationale » vis-à-vis du Venezuela, considérant que le gouvernement de Nicolás Maduro continue ce jeudi avec des violations considérables de la démocratie et du respect des droits de l’homme.

Biden a signé mercredi la poursuite de la mesure, initialement adoptée par l’ancien président américain Barack Obama en 2015, après avoir évalué que la situation au Venezuela « ne s’est pas améliorée » depuis lors.

L’administration Biden souligne que le gouvernement vénézuélien a promu « l’érosion des garanties des droits de l’homme, la persécution des opposants politiques, la restriction de la liberté de la presse, la violence et les violations des droits de l’homme en réponse aux manifestations anti-gouvernementales ».

Selon la Maison Blanche, la branche exécutive de Maduro a commis des arrestations et des détentions « arbitraires » de manifestants de l’opposition et a permis « la présence exacerbée d’une corruption importante » dans les bureaux du gouvernement et parmi les responsables gouvernementaux.

« Les circonstances ne se sont pas améliorées et continuent de représenter une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis », indique le document de la Maison Blanche.

La décision du chef de l’Etat américain sera publiée dans le Federal Register des Etats-Unis et transmise au Congrès de la nation, selon le communiqué.