Daniel Noboa se rendra de nouveau aux États-Unis pour des raisons personnelles après des mois d'un agenda international intense

Le président de l'Équateur, Daniel Noboa, quittera à nouveau le pays les 26 et 27 décembre 2025, cette fois pour s'occuper de questions personnelles aux États-Unis, comme le prévoit le décret exécutif 264, signé le 23 décembre et rendu public quelques heures après le voyage.

Le document déclare la délégation de soutien qui accompagnera le président en détachement, bien qu'il établisse qu'il n'y aura aucune dépense de ressources publiques en sa faveur. Il souligne également que la délégation sera composée uniquement du chef de la sécurité présidentielle, sans inclure d'autres responsables ou conseillers.

Cette nouvelle absence intervient dans un contexte marqué par un agenda intense de voyages internationaux de Noboa ces derniers mois et par un débat public sur la proportionnalité, la transparence et la justification de ces voyages. Contrairement aux tournées officielles, au cours desquelles l'Exécutif plaide habituellement pour la recherche d'accords commerciaux, d'alliances stratégiques ou le renforcement de la coopération bilatérale, le décret établit explicitement que cette sortie est encadrée par des questions personnelles. La précision apparaît dans l'article 1 du document, qui délimite la nature du voyage et rappelle que le financement n'incombera pas à l'État.

Le président de l'Équateur, Daniel

Le décret 264 reproduit le cadre constitutionnel qui permet au président de s'absenter du territoire national et d'émettre les instruments réglementaires correspondants. Dans sa partie considération, il cite l'article 141 de la Constitution, qui définit le Président de la République comme chef de l'État et du gouvernement, et l'article 147, alinéa 5, qui lui confère le pouvoir de diriger l'administration publique et de prendre les décrets nécessaires à son organisation.

Est également rappelé le dernier alinéa de l'article 144, qui oblige le président à communiquer à l'Assemblée nationale la durée et les raisons de son absence du pays pendant son mandat et jusqu'à un an après sa conclusion. La disposition générale du décret est formellement conforme à ce mandat constitutionnel et ordonne que la notification correspondante soit envoyée au Parlement.

Selon le texte, la délégation de soutien sera composée uniquement du chef de la sécurité, qui accompagnera le président pendant les deux jours prévus. L'article 2 stipule que les frais de déplacement et les dépenses générées par ce voyage seront pris en charge par l'institution à laquelle appartient ledit membre, c'est-à-dire non par la Présidence ou d'autres branches de l'Exécutif. Cela concorde avec la précision selon laquelle il n’y aura aucune dépense de ressources publiques en faveur du président.

Pendant le voyage, il accompagnera seulement

La formulation du décret contraste avec les instruments précédents dans lesquels étaient déclarés les voyages de travail, les missions officielles ou les tournées internationales dans des pays du Moyen-Orient et d'Europe, où l'identité des compagnons, les objectifs de l'ordre du jour ou la portée diplomatique des activités n'étaient pas toujours entièrement détaillés. Dans ce cas, le décret lui-même définit l'absence comme personnelle, sans toutefois préciser la nature des motifs qui motivent le départ ni s'il s'agit d'engagements préalablement programmés.

La récurrence des absences ces dernières dates a réactivé le débat sur la disponibilité du chef de l'État à un moment où le pays fait face à des défis simultanés en matière économique, fiscale et sécuritaire. Ces dernières semaines, Noboa a effectué une tournée qui a inclus les Émirats arabes unis, l'Espagne et la Norvège, en plus de précédents voyages aux États-Unis classés confidentiels ou reclassés par de nouveaux décrets. Cependant, le décret 264 n'est pas directement lié aux activités gouvernementales de cette nature, mais plutôt à un court voyage qui, selon les réglementations émises, n'engagera pas de ressources de l'État.

Jusqu'à présent, la présidence n'a pas publié de déclaration complémentaire sur le voyage ni développé les détails concernant la planification logistique, la coordination institutionnelle pendant l'absence ou les tâches administratives qui resteront sous la responsabilité d'autres autorités exécutives.