Le parti d’opposition vénézuélien Primero Justicia (PJ) a dénoncé l’utilisation de l’application gouvernementale VenApp comme « outil de répression ». Ce réseau social, créé en 2022, avait pour objectif de recevoir des plaintes liées aux problèmes quotidiens au sein des communautés, notamment les défaillances des services publics.
Grâce à son compte sur
Le 20 octobre, le dictateur Nicolás Maduro a demandé le développement d'une application à laquelle participeraient les Forces armées nationales bolivariennes (FANB) afin que la population puisse rapporter « tout ce qu'elle voit, tout ce qu'elle entend » 24 heures sur 24. Maduro a indiqué que cette plateforme devrait être intégrée au système VenApp.

First Justice a assuré qu'avec l'application « il leur est demandé de signaler des 'personnes suspectes', des drones ou des comportements non spécifiques qui peuvent être interprétés comme une opposition » au gouvernement, qui met en place « un système d'informateurs numériques ».
Plusieurs ONG, dont VEsinFiltro, ont qualifié cette application de « nouveau mécanisme de surveillance » et ont mis en garde contre les « intentions soutenues du gouvernement de Nicolas Maduro de promouvoir la dénonciation comme formule de persécution, de censure et de contrôle social ».
Le 5 novembre, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) a approuvé lors de son cinquième congrès la création d'une « intelligence sociale et communautaire », grâce à laquelle les voisins dénonceront ceux qui ne sont pas connus dans leurs communautés.
À cet égard, le secrétaire général du PSUV, Diosdado Cabello, s'est exprimé le dernier jour du congrès, diffusé par Télévision vénézuélienne (VTV): « Création d'intelligence sociale et communautaire, ceux-là sont ceux qui savent : 'Une personne est venue dans ma communauté ici et personne ne sait qui il est, il n'a pas l'air vénézuélien', quelqu'un doit le signaler. »
Ces propositions surviennent au milieu des tensions entre le Venezuela et les États-Unis, un pays qui maintient un déploiement naval et aérien dans la mer des Caraïbes, à proximité des eaux vénézuéliennes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Maduro interprète ce mouvement comme une tentative de l’évincer du pouvoir.