La défense de Juan Orlando Hernández a annoncé qu'il demanderait la restitution des biens assurés par l'État hondurien et qu'il évaluerait la demande d'indemnisation pour leur administration.
Cette mesure coïncide avec le retour de l'ancien président au Honduras, prévu ce dimanche 26 juillet, en raison de la procédure judiciaire à laquelle il fait face aux États-Unis.
L'une d'elles est l'action en privation définitive de propriété promue par le ministère public sur les biens liés à l'ancien président, un dossier qui est toujours en attente de résolution et auquel la défense devra faire face avec de nouveaux arguments.
La représentante légale de Hernández, Anguie Colindres, a confirmé que l'équipe juridique demandera formellement la restitution des biens assurés, considérant que les circonstances qui ont donné lieu à la procédure ont changé.
Colindres a affirmé que la privation du fichier de domaine était basée sur la procédure pénale à laquelle Hernández faisait face sur le territoire des États-Unis.
C'est pourquoi il a soutenu qu'après le rejet des accusations et la grâce présidentielle accordée par Donald Trump, le ministère public doit justifier une fois de plus les fondements juridiques qui maintiennent en vigueur l'action sur les biens de l'ancien dirigeant.
Dans une interview télévisée, l'avocat s'est demandé quelle serait la base juridique pour soutenir le processus si, selon la position de la défense, l'ancien président ne faisait plus face à des affaires pendantes aux États-Unis.
Il a également insisté sur le fait que le procès mené dans ce pays était étayé par les déclarations de personnes condamnées qui, selon lui, cherchaient à obtenir des avantages judiciaires.

Un autre point que la défense entend porter devant le tribunal est lié au traitement de certains biens saisis par le Bureau d'administration des biens saisis.
Colindres s'est demandé ce qui arriverait aux actifs qui ont été vendus ou gérés au cours du processus et qui assumerait une éventuelle responsabilité si les tribunaux déterminent que la privation de propriété n'est pas appropriée.
Parmi les biens, il a mentionné le bétail et d'autres biens qui, selon la défense, auraient pu subir une détérioration, une perte de valeur ou avoir été aliénés alors qu'ils restaient sous l'administration de l'État.
L'avocate a annoncé qu'elle évaluerait également la possibilité de réclamer une indemnisation pour les dommages que, selon elle, l'administration de ces biens aurait causés au cours des dernières années.
Dans le cadre de la nouvelle stratégie, la défense a indiqué qu'elle avait déjà demandé une assistance juridique internationale pour intégrer divers documents émis par les autorités américaines dans le processus hondurien.
Il s’agit notamment des résolutions de la Cour d’appel, des procédures procédurales et de la lettre par laquelle le président Donald Trump a accordé sa grâce à Hernández.

Selon Colindres, toute la documentation sera envoyée par les voies officielles et arrivera authentifiée, certifiée et apostillée pour être présentée comme preuve dans le cadre du processus de privation de domaine.
Après une condamnation prononcée en 2024, il a bénéficié d'une grâce présidentielle qui a permis sa libération et a ouvert la porte à son retour au pays.
L’ancien président a été capturé en février 2022, quelques semaines après la fin de son mandat présidentiel, puis extradé vers les États-Unis, où il a été jugé pour des crimes liés au trafic de drogue et d’armes.
Son arrivée suscite des attentes car, même s'il ne fait plus face à des poursuites aux États-Unis, il doit encore répondre devant la justice hondurienne pour différents dossiers qui restent ouverts.