La dictature nicaraguayenne a annoncé la libération de « dizaines » de prisonniers politiques, le jour même qui marque le 19e anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Daniel Ortega.
Le Groupe de réflexion des libérés politiques a publié la liste des noms des personnes qui, selon leurs informations, font partie des personnes dont la libération a été confirmée. Jusqu'à présent, les personnes identifiées sont : Mario Rodríguez Serrano, Rudy Palacios Vargas, Marvin Antonio Campos Chavarría, Alder Fabián López Luna, Harold Santiago Miranda, Chester Jaromil Cortez, Rafael Acevedo Guevara, Pedro López Calero.
En outre, il confirme d'autres personnes libérées telles qu'Armando Bermúdez Mojica, Jessica Palacios, Olga Lara Rojas, María José Rojas Arburola, Oscar Velázquez Sánchez, Mauricio Alonso Estrada, Oscar Gadea, Engel Gutiérrez, Erick López Mercado (Masaya), Ambrosio Rivera et Eddy Meléndez Lacayo.
Malgré l'annonce du régime, le même groupe a noté que plusieurs prisonniers politiques restent privés de liberté. Parmi les cas qui ne figurent pas parmi ceux libérés figurent Carlos Brenes, Beyker Ferreti, Douglas Gamaliel Álvarez et Geovanny Jaret Guido.
Le message, diffusé par le régime sandiniste, indiquait que les personnes libérées se trouvaient déjà dans leurs familles après avoir été détenues par l'État.

Le communiqué officiel présente la mesure comme un acte qui, selon le régime, réaffirme son « engagement invariable en faveur de la rencontre, de la paix et du droit de chacun à la famille, à la communauté, à la coexistence respectueuse et sereine ».
La dernière libération de prisonniers politiques au Nicaragua a eu lieu en novembre de l'année précédente, selon le journal. La Presse, Cette nouvelle libération représente donc la mesure la plus récente dans un contexte marqué par des plaintes pour répression et détentions arbitraires.

La confirmation officielle était accompagnée d'un message dans lequel le régime déclarait que la mesure constitue « un symbole de notre engagement invariable en faveur de la rencontre, de la paix et du droit de tous à la famille, à la communauté, à la coexistence respectueuse et pacifique ».
Les autorités n'ont pas communiqué le nombre exact de personnes libérées ni les noms des personnes libérées, se limitant à affirmer qu'il y en avait « des dizaines » et que toutes étaient rentrées chez elles.
De plus, le communiqué évitait de détailler la procédure judiciaire ou les conditions de sa libération. Il n'a pas non plus été précisé si les personnes libérées ont pleinement recouvré leur liberté ou si elles restent soumises à une certaine forme de restriction, une omission fréquente dans ce type d'annonces, selon les organisations de défense des droits humains.
Le contexte local est pertinent pour comprendre la portée de l'annonce. Ce 10 janvier marquait le 19e anniversaire de l'accession de ce duo Ortega-Murillo, à la tête du régime.
Diverses organisations affirment que le contrôle d'Ortega et Murillo repose sur des réformes constitutionnelles, la répression de l'opposition et un système judiciaire aligné sur le pouvoir exécutif.

La libération a été présentée comme un geste de bonne volonté, même si pour l'opposition et une grande partie de la communauté internationale, elle est insuffisante face à la persistance des pratiques répressives.
De son côté, le Bureau des affaires de l’hémisphère occidental du Département d’État des États-Unis a publié un message sur son compte X dans lequel il qualifie le régime d’Ortega et Murillo de « dictature brutale » et assure que les Nicaraguayens ont élu un président en 2006, « pas une dynastie illégitime à vie ».
Dans le même communiqué, le bureau américain a déclaré : « Réécrire la Constitution et écraser la dissidence n’effacera pas les aspirations des Nicaraguayens à vivre sans tyrannie. »