La France a mis en garde contre la grave détérioration de la sécurité au Venezuela et a demandé d'éviter tout voyage dans le pays

Les autorités françaises ont recommandé de reporter tout voyage au Venezuela en raison de la détérioration de la sécurité intérieure et de l'interruption des routes aériennes exploitées par les compagnies internationales.

L'avertissement apparaît dans une mise à jour du ministère des Affaires étrangères du 26 novembre, dans laquelle il est demandé aux citoyens français d'éviter de se rendre dans le pays sud-américain et d'adopter des mesures de précaution strictes s'ils s'y trouvent déjà.

Le document indique que plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols à destination et en provenance du Venezuela, il suggère donc aux voyageurs de vérifier l'état de leurs itinéraires directement auprès des compagnies.

« Plusieurs compagnies aériennes ont récemment suspendu leurs liaisons avec le Venezuela. Dans ce contexte, il est recommandé de consulter votre compagnie aérienne pour connaître l'état des vols », indique la note officielle.

La France a également averti que la situation politique et sécuritaire nécessite une attention permanente. Le ministère a demandé d'éviter les rassemblements publics et de se tenir à l'écart des manifestations en raison du risque d'incidents.

Le communiqué du ministère des Affaires étrangères

En outre, il a recommandé de ne pas exprimer d'opinions sur la situation politique du pays. Selon le texte, « il est conseillé de se tenir à l'écart de toute manifestation ou concentration » et de s'abstenir de faire des commentaires sur la réalité interne tout en restant sur le territoire vénézuélien.

La déclaration comprend des instructions sur la documentation, la mobilité et les services de base. Compte tenu des nombreux contrôles d'identité, il est obligatoire de toujours avoir sur soi son passeport et de prouver son statut d'immigration actuel. D'autres recommandations répondent à des problèmes structurels.

Les coupures d'électricité, le manque d'eau et les pénuries de carburant sont évoqués comme des éléments qui compliquent la vie quotidienne, notamment en dehors de la capitale. C'est pourquoi le gouvernement français conseille de localiser les points de ravitaillement en essence et de garder le réservoir plein régulièrement.

L'alerte est publiée à un moment où la connectivité aérienne du pays est à son plus bas niveau depuis des années. Parallèlement aux avertissements européens, l'Association du transport aérien international (IATA) a demandé au régime de Nicolas Maduro d'annuler la révocation des permis appliquée à plusieurs compagnies aériennes internationales.

L'organisation, qui regroupe plus de 300 entreprises à travers le monde, a souligné que cette mesure approfondit l'isolement du Venezuela.

« Nous réitérons notre volonté de promouvoir la coopération pour garantir la sécurité aérienne et préserver la connectivité du pays », a déclaré l'IATA dans un communiqué.

L'Association du transport aérien

Le régime vénézuélien a retiré des concessions de vols à Iberia, TAP, Avianca, Latam Colombia, Turkish Airlines et Gol, alléguant que ces compagnies se joignaient à de prétendues « actions terroristes » promues par les États-Unis.

La décision a été annoncée un jour après l'expiration du délai de 48 heures fixé par le ministère des Transports pour que les compagnies aériennes reprennent leurs activités.

Les compagnies avaient interrompu leurs voyages après un avertissement de la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis, qui a appelé à une « extrême prudence » lors des vols au-dessus du Venezuela et des régions voisines des Caraïbes.

La suspension a été présentée par l'IATA comme une mesure visant à protéger les utilisateurs. « Les compagnies aériennes ont donné la priorité à la protection des passagers et de leurs équipages, en évitant d'opérer dans des zones à haut risque », a déclaré l'association.

La limitation des vols affecte non seulement les étrangers cherchant à entrer ou sortir du pays, mais aussi les Vénézuéliens qui dépendent de ces itinéraires pour des voyages d'urgence ou des procédures consulaires. La réduction des alternatives complique la logistique et augmente les coûts, obligeant de nombreux voyageurs à utiliser des correspondances plus longues via le Panama, la République dominicaine ou le Brésil.

Le régime vénézuélien a retiré le

L’avertissement français s’ajoute à ceux déjà lancés par d’autres gouvernements européens ces dernières années, qui mettent en avant les défis sécuritaires, l’instabilité politique et la précarité des services publics.

Dans ce contexte, Paris souligne que sa priorité est la protection de ses citoyens. Le communiqué officiel conclut en rappelant que tout mouvement doit être reporté et que l'évolution de la situation nécessite de garder un œil sur les futures mises à jour.