Le dictateur Nicolás Maduro a exigé une « alerte maximale » de la part de l'armée de l'air face à la présence militaire américaine dans les Caraïbes

L'avertissement de Maduro à l'armée de l'air vénézuélienne

Le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro a fait appel ce jeudi au discours militariste et à la rhétorique conflictuelle en assurant que le Venezuela est prêt à s'imposer en cas de « république en armes », dans un contexte marqué par l'escalade des tensions avec les États-Unis, l'isolement international et la crise interne de la connectivité aérienne.

« Si l'histoire exige que ce pays se déclare république en armes, je sais que notre destin sera la victoire », a déclaré Maduro lors de la commémoration du 105e anniversaire de l'aviation militaire bolivarienne, diffusée sur la chaîne de propagande. VTV.

Maduro a ordonné à l’armée de l’air de « rester alerte, prête et disposée à défendre les droits du pays », répétant qu’aucune « menace ou agression » ne l’intimide.

Ce discours intervient alors que les États-Unis consolident un fort déploiement militaire dans les Caraïbes et dans la région, avec l'arrivée du porte-avions USS Gerald R. Ford et l'intensification de l'opération Southern Spear, officiellement destinée à lutter contre les réseaux de trafic de drogue et le soi-disant Cartel des Soleils, un groupe terroriste dirigé par de hauts responsables du chavisme et soutenu sous la protection de Maduro.

Le dictateur chaviste a accusé les États-Unis d'utiliser la lutte antidrogue comme prétexte pour menacer directement sa permanence au pouvoir et a insisté sur le fait que « rien n'a jamais brisé la volonté du Venezuela, ni le blocus, ni les sanctions, ni cette guerre psychologique ».

Ces dernières semaines, le régime a accéléré les exercices militaires, la mobilisation des milices civiles et le discours d’une « union populaire-militaire-police ».

Cette radicalisation coïncide avec un isolement international accru du Venezuela, renforcé par la décision du régime de révoquer les concessions des principales compagnies aériennes européennes et latino-américaines.

L'Institut National de l'Aéronautique Civile (INAC) a ordonné la suspension des opérations d'Iberia, TAP Portugal, Turkish Airlines, Avianca, Latam Colombia et Gol, au motif que ces sociétés « se sont associées à des actions de terrorisme d'État » et « ont annulé unilatéralement des vols en complicité avec l'ennemi ».

Les voyageurs attendent dans la chambre

Les compagnies avaient interrompu leurs liaisons après l'avertissement de la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis, qui a appelé à une « extrême prudence » lors des vols au-dessus du Venezuela et du sud des Caraïbes en raison de la possibilité d'une escalade militaire.

Le régime a répondu par des menaces et a donné aux entreprises 48 heures pour reprendre leurs activités, un ultimatum qui a expiré sans résultat et a aggravé l'isolement aérien des citoyens et des résidents étrangers.

L’Association du transport aérien international (IATA) a demandé au régime de « reconsidérer » la mesure et de rétablir la connectivité, soulignant que les compagnies aériennes ne cherchent qu’à préserver la sécurité des passagers et des équipages.

« Les compagnies aériennes réaffirment leur engagement envers le Venezuela et leur volonté de reprendre leurs services de manière sûre et efficace dès que les conditions le permettront », a indiqué l'IATA dans un communiqué.

La fermeture des frontières aériennes complique la situation pour ceux qui cherchent à quitter le pays, alors que les pays européens et latino-américains appellent leurs citoyens à une extrême vigilance. Les alertes et les avertissements concernant l’effondrement des services de base se multiplient face à l’instabilité politique et à la montée du militarisme.

Maduro a ordonné à la force

Pendant ce temps, le régime de Maduro entretient un discours de résistance et accuse les « forces impérialistes » de chercher à le renverser.

La militarisation et la répression interne se poursuivent, dans un contexte de sanctions, de crise économique et d'isolement international croissant. Washington et ses alliés de la région surveillent l’évolution des tensions, attentifs à la possibilité de nouvelles actions qui approfondissent la rupture entre le Venezuela et la communauté internationale.