Le parti de María Corina Machado a dénoncé 30 arrestations et perquisitions arbitraires en octobre

Le parti d'opposition Vente Venezuela (VV) a fait état d'au moins 30 arrestations arbitraires dans six États au cours du mois d'octobre, selon les données présentées par son Comité des droits de l'homme.

L'organisation a signalé qu'outre ces arrestations, des perquisitions à domicile ont été effectuées à de nombreuses reprises sans ordonnance du tribunal et des vols de biens, notamment de véhicules et de téléphones portables, ont été signalés.

Le communiqué, publié vendredi par les voies officielles du parti, impute la responsabilité de ces opérations à différentes forces de l'État, dans le cadre d'une série d'actions répressives qui, selon le groupe dirigé par María Corina Machado, se sont intensifiées ces derniers jours.

Les arrestations ont concerné des militants politiques, des dirigeants sociaux et des proches de dirigeants de l'opposition, qui ont été détenus au secret et sans information officielle sur leur sort.

Selon les rapports des ONG, des centaines

Le rapport précise que l'intervention des autorités s'est concentrée sur Lara, Anzoátegui, Guárico, Vargas, Mérida et Sucre, avec des actions qui violaient les procédures judiciaires établies par la loi vénézuélienne.

Parmi les cas récents, se distingue l'arrestation des frères José et Omario Castellanos et de leur mère Blanca de Loaiza, arrêtés après une opération à leur résidence dans l'État de Lara menée par la Direction du contre-espionnage militaire (Dgcim).

VV a mis en garde contre la confiscation arbitraire des biens des personnes concernées, ce qui représente une double violation des droits. En outre, il a publiquement exigé la cessation des persécutions et la libération immédiate des personnes encore privées de liberté. La plainte a été reprise sur les réseaux sociaux du parti, avec des appels à la communauté internationale pour qu'elle surveille la situation.

Parmi les autres noms identifiés dans les documents publiés par VV figurent Alexis Guedez et Luz María Rodríguez, détenus à Lara par des responsables du Groupe d'opérations spéciales (GOES). Selon l'organisation, ces arrestations s'inscrivent dans le cadre du harcèlement contre un leader de l'opposition ayant des liens familiaux, ce qui suggère une logique de persécution qui va au-delà du militantisme direct.

Alexis Guedez et Luz María

Les plaintes coïncident avec la canonisation imminente du docteur José Gregorio Hernández et de la religieuse Carmen Rendiles, une cérémonie que les entités civiles considèrent comme une opportunité pour rendre visibles les revendications de liberté des soi-disant prisonniers politiques. L'ONG Justice, Rencontre et Pardon (JEP), la Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV) et les proches des détenus ont intensifié leurs demandes de libération auprès des autorités.

Pour sa part, l'ONG Foro Penal a indiqué que le nombre actualisé de prisonniers politiques au Venezuela est de 845, dont 689 privés de liberté sans condamnation définitive en détention préventive.

En outre, elle a noté l'existence de 37 cas récents de disparition forcée. Les représentants du Foro Penal ont envoyé une lettre au pape Léon XIV demandant sa médiation lors des célébrations religieuses d'octobre, exigeant la liberté et la justice pour les détenus.

Le Forum Pénal rapporte que le

Face à ce scénario, le bureau du procureur général et le régime de Nicolas Maduro nient l'existence de prisonniers politiques, affirmant que les détenus font face à des accusations criminelles conformément à la législation en vigueur.

Cependant, cette position a été rejetée par les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme, qui considèrent que de nombreuses preuves de motivations politiques ou liées à l'exercice des droits fondamentaux sont derrière nombre de ces arrestations.