L'Alliance civique pour la justice et la démocratie du Nicaragua a proposé à la dictature de Daniel Ortega et Rosario Murillo de restaurer la démocratie, en réponse à la menace que les États-Unis augmentent de 100 % les droits de douane sur les produits nicaraguayens ou excluent le pays de l'Accord de libre-échange avec l'Amérique centrale et la République dominicaine (DR-Cafta).
Ce groupe d'opposition, actuellement en exil, a exprimé sa position en exigeant une solution pacifique qui permettrait de rendre la liberté et les opportunités au peuple, garantissant que la dignité nationale persiste face à la répression.
« Nous savons que le changement est possible. La dignité du peuple nicaraguayen est plus forte que la répression. Le Nicaragua mérite de vivre sans peur, dans la liberté et avec un travail décent », a exprimé l'organisation dans son compte X.
Selon les informations recueillies par l'Alliance Civique elle-même, Ortega et Murillo sont tenus pour responsables de la pauvreté et de l'isolement international dont souffre le Nicaragua, ainsi que de la menace d'une éventuelle perte d'accès à la DR-Cafta, une situation qui mettrait en danger des milliers d'emplois.

Les inquiétudes quant à l'avenir de DR-Cafta sont liées aux récentes mesures prises par le gouvernement américain, suite aux conclusions du Bureau du représentant américain au commerce (USTR), qui a constaté des violations des droits de l'homme et des droits du travail commises sous la dictature du Nicaragua.
L'analyse du Bureau du représentant commercial des États-Unis (USTR) indique que les restrictions imposées par le régime ont un impact négatif sur les libertés essentielles à la coexistence démocratique et affectent les relations commerciales entre les deux pays.
À son tour, hier, la Concertation démocratique nicaraguayenne (CDN) a présenté une demande publique à la dictature pour qu'elle mette en œuvre des réformes immédiates qui puissent mettre fin à de nouvelles sanctions et éviter l'expulsion de DR-Cafta.
Le CDN a exigé la restitution des droits, la réactivation des organisations civiles, le retour de la liberté de la presse et la libération des personnes emprisonnées pour des raisons politiques.
Cette organisation a également tenu le régime d'Ortega et Murillo directement responsable de l'affaiblissement institutionnel et de la violence répressive, et a appelé à une transition avec de véritables réformes et des élections libres.
Depuis lors, le Nicaragua a subi une intensification de la répression, la fermeture des espaces civils et la restriction des droits fondamentaux, ce qui a aggravé l’isolement et la pression économique internationale.

Alertes sur l'impact de la perte de DR-Cafta, partagées par les organisations d'opposition dans des déclarations, Ils insistent sur le risque immédiat pour les secteurs productifs et les travailleurs. Ils soulignent que le maintien du Nicaragua dans le traité est essentiel pour préserver les opportunités d'emploi et empêcher l'aggravation de la détérioration sociale.