L'organisation de défense des droits humains Foro Penal a confirmé aux premières heures de ce lundi la libération de 24 prisonniers politiques au Venezuela, selon un communiqué publié sur son compte sur le réseau social.
Selon les informations recueillies par Foro Penal sur le réseau social Dans la prison El Rodeo 1, le nombre de personnes libérées s'élève à quinze, parmi lesquels Gilberto Rafael Polo, Amilkar Manolo Herrera, Alan Nilson Correia Solorzano, Andrés Eloy Hugles, Helio Alexis Sánchez, Rafael Alberto Sánchez López, William Rafael Brito Brito, Renzo Alexander Lara Reyes, Yosbel José Espinoza Salazar, Humberto José Prieto, Alexis Antonio Rivero Mendoza, José Luis Agrimon Alejandrina, Alberto Trentini (de nationalité italienne), Mario Burló (également italien) et Alejandro González de Canales Plaza.

Selon le message du Forum Pénal sur la plateforme X, l'organisation « vérifie d'autres libérations de Vénézuéliens et d'étrangers qui ont également eu lieu ce matin ».
Jusqu'au week-end dernier, le Forum pénal avait seulement confirmé la libération de dix-sept prisonniers politiques au Venezuela, alors qu'au moins 803 personnes restent privées de liberté pour des raisons politiques, selon les rapports de la même organisation. Parmi les noms qui figuraient sur la liste des personnes libérées jusqu'alors, figurent plusieurs citoyens de nationalité espagnole, comme Andrés Martínez Adasme, Ernesto Gorbe, José María Basoa, Miguel Moreno Dapena et Rocío San Miguel (hispano-vénézuélienne).

Le régime vénézuélien, actuellement dirigé par Delcy Rodríguez, a annoncé la semaine dernière le début de la libération d'un nombre important de prisonniers politiques. Cette mesure intervient après la capture de l'ancien dictateur Nicolas Maduro à Caracas par les États-Unis lors d'une opération militaire sur le sol vénézuélien.
Depuis cette annonce, les proches des détenus se sont rassemblés devant les principaux centres de détention du pays, dans l'attente de nouvelles de leurs proches. Les libérations ont été effectuées progressivement et sans rapports officiels des autorités du régime.

Ce dimanche, des proches de prisonniers politiques ont exprimé leur crainte qu'« il y ait davantage de morts », après avoir appris la mort d'un policier détenu, et ont exigé la libération de tous les prisonniers du régime chaviste.
Après plus d'un an et demi d'interdiction, les autorités ont autorisé dimanche les visites aux prisonniers politiques de la prison El Rodeo I, leur permettant ainsi de retrouver les membres de leur famille après plusieurs mois d'isolement. Dès le petit matin, des dizaines de proches se sont présentés près de Rodeo I, où ils espéraient recevoir des nouvelles de leurs proches. Parmi les détenus se trouve le gendarme argentin Nahuel Gallo, dont le cas a retenu l'attention internationale.