Le ministère de la Santé du Honduras a organisé un atelier technique avec l'OPS et l'UNICEF pour renforcer la prévention

Le ministère de la Santé du Honduras a organisé un atelier technique avec l'Organisation panaméricaine de la santé et l'UNICEF pour renforcer la prévention, la surveillance et la réponse aux événements à potentiel pandémique. L'activité a réuni des spécialistes nationaux et internationaux et s'est concentrée sur l'amélioration de la préparation du système de santé grâce à l'approche « One Health ».

L'événement faisait partie du projet Fonds Pandémie et visait à renforcer la préparation du système de santé hondurien contre les maladies émergentes dans une perspective qui intègre la santé humaine, animale et environnementale dans un système unique d'analyse et d'action.

Lors de la réunion, Ana Emilia Solís, représentante de l'OPS, a participé ; Ángela Salgado, coordinatrice du projet Fonds Pandémie du ministère de la Santé ; et Homer Mejía, chef de l'unité de surveillance sanitaire, ainsi que des experts du Centre de pharmacologie de l'Université nationale de La Plata, Argentine.

Solís a souligné la nécessité de renforcer les systèmes d'alerte précoce dans la région, tandis que Salgado a indiqué que le Fonds de lutte contre la pandémie cherche à améliorer la capacité de réponse aux épidémies pouvant représenter un risque pour la santé publique.

L'événement s'est tenu avec l'OPS et l'UNICEF, a réuni des spécialistes nationaux et internationaux et a promu l'approche « One Health » pour améliorer la prévention, le suivi et l'action contre les risques sanitaires.

Mejía a expliqué que ces espaces permettent d'actualiser les protocoles de surveillance et de renforcer la coordination entre les institutions, en particulier dans les scénarios où la détection précoce est essentielle pour prévenir la propagation des maladies.

L'atelier s'est penché sur l'application de l'approche « One Health », une stratégie qui reconnaît l'interconnexion entre les personnes, les animaux et les écosystèmes et cherche à prévenir l'émergence et l'expansion de maladies zoonotiques ou à propagation rapide.

Les participants ont convenu que ce modèle permet d'améliorer la réponse du pays aux menaces sanitaires complexes en intégrant les informations de différents secteurs pour prendre des décisions plus rapides.

Le renforcement de la surveillance épidémiologique intervient alors que le Honduras est confronté à la pression des maladies transmissibles.

Journées de nettoyage et de fumigation contre la dengue au Honduras

La dengue reste l'un des principaux problèmes de santé publique, avec des milliers de cas enregistrés jusqu'à présent cette année et des épidémies actives dans plusieurs régions du pays. Dans le département d'Olancho, les autorités sanitaires ont déclaré l'état d'alerte dans deux communautés en raison de l'augmentation soutenue des infections, ce qui a obligé à intensifier les brigades de fumigation, la lutte anti-vectorielle et les soins médicaux.

À cela s'ajoute la surveillance préventive de la rougeole, une maladie qui ne présente pas de transmission locale au Honduras, mais qui maintient le système de santé en alerte en raison des récentes épidémies dans la région et du risque de cas importés.

Le ministère de la Santé a réitéré que le pays continue de travailler au renforcement de son système de surveillance épidémiologique, en mettant l'accent sur la détection précoce des risques et la réponse coordonnée aux éventuelles urgences.

Les autorités ont indiqué que l'objectif est de consolider un système de santé capable d'anticiper les flambées épidémiques et de réduire leur impact sur la population à travers des actions préventives et une plus grande coordination entre les institutions nationales et internationales.

Les autorités ont souligné que le défi consiste désormais à maintenir et à étendre ces efforts au fil du temps afin que la préparation sanitaire ne dépende pas uniquement des circonstances actuelles, mais d'un système consolidé en fonctionnement continu.