Les arrestations de personnes du Triangle du Nord chutent de 84 % aux États-Unis et au Mexique

L'effondrement numérique touche principalement les citoyens de ce qu'on appelle le Triangle du Nord de l'Amérique centrale : le Salvador, le Honduras et le Guatemala.

Entre janvier et février de cette année, les États-Unis ont enregistré 2 424 arrestations de personnes originaires de ces pays ; Le Mexique en a dénombré 1 485 en janvier. Il y a un an, 24 153 cas avaient été enregistrés au cours de la même période.

La majorité des personnes détenues dans les deux pays au cours des premiers mois de 2026 proviennent du Guatemala, avec 2 157 cas, suivis de 1 363 du Honduras et de 389 du Salvador. Il s’agit d’une diminution sans précédent des registres migratoires de la région.

Citoyens guatémaltèques expulsés de la ville de Harlingen, Texas (États-Unis), sur une photo d'archives. EFE/Esteban Biba

Réduction des arrestations selon la nationalité

Les arrestations de Salvadoriens aux États-Unis ont diminué de 84,8 % ; ceux des Guatémaltèques ont chuté de 77,2 % et ceux des Honduriens de 85,1 %. Le Mexique a signalé une diminution de 98,3 % des cas provenant des Salvadoriens, de 64,5 % des Guatémaltèques et de 83,7 % des Honduriens.

En 2025, le nombre total d’arrestations de ces trois nationalités s’élève à 61 906 personnes. La tendance à la baisse avait commencé en 2024, année au cours de laquelle 538.286 arrestations ont été enregistrées, après le record de 786.690 enregistré en 2023.

Contexte migratoire en Amérique centrale

Selon l'OIM, ces données montrent un changement brutal dans l'un des flux migratoires les plus persistants du continent. Chaque année, des milliers de personnes originaires du Salvador, du Honduras et du Guatemala tentent de traverser irrégulièrement les frontières vers les États-Unis, motivées par la recherche de meilleures conditions économiques et sécuritaires.

La baisse de 84 % des interpellations en 2026 marque un tournant par rapport aux périodes précédentes, où la pression migratoire atteignait des chiffres historiques. En 2025, les 61 000 cas ont été dépassés, tandis que 2024 a enregistré plus d'un demi-million d'arrestations et 2023 a marqué un record proche de 800 000.

Les histoires de ceux qui reviennent après des années d'absence révèlent le défi de l'adaptation et de la recherche de sens à une nouvelle vie. (Courtoisie)

L'OIM ne détaille pas les causes de cette réduction dans son dernier rapport. L'organisation mentionne que le phénomène pourrait être dû à des changements dans les politiques d'immigration, les opérations, les accords internationaux ou la situation économique des pays concernés.

Evolution annuelle des chiffres des arrestations

Les arrestations de migrants centraméricains dans la région reflètent une baisse continue depuis 2023. La baisse documentée par l’OIM au cours des premiers mois de 2026 constitue la variation la plus prononcée de la décennie.

La situation des citoyens du Triangle du Nord est surveillée par les organisations internationales, qui observent à la fois les tendances migratoires et les conditions qui provoquent les déplacements.

Les chiffres publiés jeudi par l'OIM illustrent l'ampleur du phénomène et suscitent des doutes sur l'avenir de la migration irrégulière dans la région.