L'organisation non gouvernementale Foro Penal a rapporté lundi que le Venezuela compte un total de 687 prisonniers politiques, suite à un processus de libération annoncé par le président du Parlement, Jorge Rodríguez, quelques jours après la capture par les États-Unis de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, le 3 janvier à Caracas, selon les données publiées par l'ONG.
Sur ses réseaux sociaux, Foro Penal a détaillé que sur le nombre total de prisonniers politiques, 600 sont des hommes et 87 sont des femmes, selon un décompte mis à jour au 2 février. L'organisation a également précisé que 505 personnes sont des civils et 182 sont des militaires, selon le bulletin publié ce lundi.
Foro Penal a indiqué que sur un total de 687 prisonniers politiques, 686 sont majeurs et un mineur, selon les informations recueillies par l'organisation dans ses archives.
Ce dimanche, l'ONG a rapporté avoir confirmé au Venezuela la libération de 344 prisonniers politiques depuis le 8 janvier dernier, date à laquelle a été annoncée la libération d'un « nombre important » de personnes privées de liberté pour raisons politiques. De son côté, la Plateforme de l'unité démocratique (PUD) a assuré ce lundi que 349 personnes ont été libérées depuis cette même date.

Alors que le processus de libération progresse, les proches des prisonniers politiques restent à l'extérieur de plusieurs prisons du pays, où ils passent la nuit depuis des semaines pour exiger la libération de leurs proches, selon des organisations de défense des droits humains.
Le contexte de ces arrestations remonte aux élections présidentielles frauduleuses du 28 juillet 2024, à l'issue desquelles plus de 2 400 personnes ont été arrêtées, selon les chiffres officiels. La majorité de ces personnes ont ensuite retrouvé leur liberté, selon les informations disponibles.
Le parquet du régime chaviste a accusé les détenus de crimes tels que « terrorisme » et « vandalisme », même si plusieurs organisations non gouvernementales et partis d'opposition affirment que ces personnes sont innocentes et dénoncent la « répression » de l'État.

Contrairement aux rapports du Foro Penal et d’autres organisations, l’Exécutif de transition vénézuélien affirme que le pays est « libre de prisonniers politiques » et soutient que les personnes identifiées comme telles sont emprisonnées pour « avoir commis des actes terribles et punissables », selon la version officielle.