Guatemala : L'OEA et l'ambassade du Canada remettent en question la réélection de Mazariegos à l'USAC

La récente déclaration de l'ambassade du Canada et de l'Organisation des États américains (OEA) a mis en question la légitimité du processus qui a conduit Walter Mazariegos à être réélu recteur de l'Université de San Carlos de Guatemala (Usac).

Face aux allégations d'irrégularités, la communauté universitaire et les organisations internationales exigent de revoir la procédure et de garantir la transparence.

La mission spéciale de l'OEA, dirigée par Carlos Ayala Corao, a décrit la situation à l'USAC comme l'un des défis institutionnels les plus critiques du pays.

Le rapport présenté au Conseil permanent fait état d'actes de violence contre des membres de l'université et de l'intervention du Conseil supérieur de l'université, qui a ignoré les résultats en faveur des secteurs opposés à l'administration actuelle.

L’ambassade du Canada s’est jointe aux revendications de l’OEA et a demandé que l’élection du recteur soit « transparente et démocratique ». Le message coïncidait avec un avertissement de la mission de l’OEA : « Les événements récents pourraient compromettre la légalité, la légitimité et la sécurité des élections ». L'organisation internationale a mis en garde contre le risque de consolider des processus défectueux, qui se sont finalement révélés visibles lors de la réélection de Mazariegos.

La récente déclaration de l'ambassade du Canada et de l'Organisation des États américains (OEA) a mis en question la légitimité du processus qui a conduit Walter Mazariegos à être réélu recteur de l'Université de San Carlos de Guatemala (Usac).

Réaction internationale et réponse universitaire

En parallèle, les étudiants et diplômés de l’Université Da Vinci du Guatemala ont rejeté les mécanismes jugés illégitimes dans la nomination du recteur de l’USAC.

Diverses voix dans les sphères académiques et sociales ont insisté sur la nécessité de rétablir la confiance dans les procédures universitaires afin de redonner de la légitimité aux décisions institutionnelles.

Le rapport présenté à l'OEA indique que le Guatemala traverse une « étape décisive » marquée par le renouvellement des autorités clés : le Tribunal électoral suprême, la Cour constitutionnelle, le procureur général et le contrôleur général.

Manifestations contre l'élection du rectorat de l'Université San Carlos au Guatemala

En réponse aux irrégularités détectées par la mission spéciale de l'OEA, il a été précisé que le processus électoral à l'Usac a exclu les secteurs d'opposition, ce qui a remis en question la légalité du résultat et a permis la continuité de Mazariegos à la tête de l'université malgré les avertissements internationaux.

Évaluation de l’OEA et défis institutionnels

La représentante du Guatemala auprès de l'OEA, Claudia Escobar, et Ayala Corao lui-même, ont déclaré que le renouveau institutionnel du pays s'accompagne de risques évidents pour la transparence et la gouvernabilité.

Le rapport fait état d'une histoire de politisation qui a conduit à la criminalisation des juges, des journalistes et des membres de la société civile, ainsi qu'à l'affaiblissement des garanties démocratiques.

La mission de l'OEA a souligné la nécessité d'achever l'intégration de la Cour constitutionnelle, soulignant que l'inauguration, prévue le 14 avril, doit avoir lieu sans interférence. En outre, Ayala Corao a souligné que la Commission de nomination doit évaluer les candidats au poste de procureur général de manière indépendante, en donnant la priorité aux mérites et à l'honorabilité.

L'OEA a souligné que la confiance institutionnelle et l'éthique incontestable des candidats définiront la légitimité du ministère public dans les années à venir. (Avec l'aimable autorisation de l'OEA)

En abordant ce qui s'est passé à l'USAC, la mission spéciale de l'OEA a déterminé que la réélection de Walter Mazariegos comme recteur a été entourée d'irrégularités, de violence et d'exclusion d'opposants, facteurs qui ont motivé l'intervention d'organisations internationales pour exiger le respect de la légalité.

Observation internationale et perspective démocratique

L'OEA a interprété la crise de l'USAC comme le reflet de l'état actuel de la démocratie au Guatemala. Les déclarations des acteurs internationaux se sont concentrées sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour garantir que les processus institutionnels répondent aux principes de légalité et de transparence.

La mission spéciale de l'OEA a confirmé une nouvelle visite au Guatemala du 14 au 16 avril, dans le but d'observer les processus d'élection et d'investiture des principales institutions du pays. La communauté internationale et les secteurs universitaires restent concentrés sur l’évolution de ces événements, convaincus que leur issue aura des répercussions sur la gouvernabilité et la confiance du public dans les institutions guatémaltèques.